Le principe, déjà éprouvé, est simple. Un livre abandonné volontairement dans un lieu public est récupéré par le premier à s’y intéresser. Il le lit, s’y intéresse (ou pas) et l’abandonne à son tour. Et ainsi de suite. Le but étant que ce livre passe constamment de main en main, soit lu, relu et encore relu. Qu’il plaise, fasse rire, émeuve, interroge… l’important est qu’il voyage, qu’il nous fasse voyager. En plus de raconter une histoire, le livre lui-même en deviendra une.
Popularisé dans différents pays d’Europe et d’ailleurs, le concept a déjà fait du chemin et rencontré un bel engouement. La nouveauté vient ici du renfort précieux qu’apporte Internet. Grâce au site www.faitespasser.be, on peut poursuivre cette expérience peu ordinaire en suivant, par exemple, l’itinéraire du livre qu’on vient de lire, voir d’où il vient et même laisser un commentaire. Cette « traçabilité » ne dépend que des lecteurs qui, en découvrant le livre, sont invités à se rendre sur le site et y entrer le « blibli code » inscrit à l’intérieur. Derrière ce site Internet, on retrouve BMCO, la boite de comm’ dynamique de Jodoigne qui n’a pas son pareil pour surprendre et sortir des sentiers battus.
Parce que la culture ne doit connaître aucune barrière et pouvoir être accessible par tous, le principe de « Faites passer » répond de cette soif universelle de découverte et de connaissance. S’enthousiasmer pour un livre est un sentiment qu’on doit partager. Et si, à présent, en plus d’en faire profiter ses proches, on élargissait le cercle au plus grand nombre ?